Des députés manifestent sur le passage de la flamme olympique

Des députés manifestent sur le passage de la flamme olympique
Des députés de toutes sensibilités politiques ont manifesté lundi après-midi pour le respect des droits de l'Homme en Chine lors du passage de la flamme olympique devant le Palais-Bourbon. Trente-cinq d'entre eux sont sortis sur le mur d'enceinte de l'Assemblée au moment du passage de la flamme. Les parlementaires, dont certains étaient ceints de l'écharpe tricolore et agitaient des drapeaux tibétains, ont crié "Liberté pour le Tibet" et chanté "La Marseillaise".

Une banderole "Respect des droits de l'Homme en Chine" avait été placée sur le mur. Des manifestants pro-tibétains ont repris le slogan, couvrant de leurs voix quelques dizaines de partisans du régime de Pékin installés au coin du quai Anatole-France et du boulevard Saint-Germain.

Parmi les députés manifestants se trouvaient Jean-Marc Ayrault (PS), Françoise de Panafieu (UMP), Jean-Christophe Lagarde (Nouveau centre) ou encore Yves Cochet (Verts).

Le groupe d'études sur le Tibet et le groupe socialiste avaient organisé cette manifestation inédite pour "montrer l'attachement de notre peuple aux droits de l'Homme de manière générale et en particulier pour les Tibétains qui ont eu le courage d'alerter le monde en bravant la répression et en mourant pour cela", selon Lionnel Luca (UMP), président du groupe d'études.

Personne n'a pu voir la flamme olympique, qui se trouvait à l'intérieur d'un autocar précédé de plusieurs dizaines de camions de CRS et protégé par un impressionnant dispositif policier. "Vous avez vu la flamme, vous?", demandait la députée socialiste Aurélie Filippetti, qui avait revêtu pour l'occasion le T-shirt de l'association Reporters sans frontières.

"C'est une manifestation de CRS", s'est amusé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, venu assister à la scène depuis les marches du Palais-Bourbon.

"On a l'impression que c'était un défilé militaire", a remarqué M. Ayrault, un badge avec le mot "liberté" écrit en chinois au revers de sa veste. "La flamme olympique, c'est le symbole de la fraternité, et aujourd'hui on a entr'aperçu cette flamme olympique encadrée de policiers".

De son côté, M. Luca a trouvé "scandaleux" que les forces de l'ordre ait arraché les drapeaux tibétains brandis par des manifestants sur le passage de la flamme. "Plutôt que Pékin à copier Paris, c'est plutôt Paris qui aurait tendance à copier Pékin", s'est insurgé le député UMP. Il a dénoncé "l'arrogance" de l'ambassade de Chine à Paris qui se comporte selon lui comme "une ambassade occupante".

Membre du groupe d'études, Philippe Folliot (apparenté Nouveau centre) a appelé au boycott des produits des trois entreprises qui sponsorisaient le parcours de la flamme: Samsung, Coca Cola et le groupe informatique chinois Lenovo.

Le président UMP de l'Assemblée Bernard Accoyer avait accepté d'interrompre pendant une demi-heure le débat sur le projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés (OGM) pour permettre aux députés de participer à la manifestation.

M. Accoyer n'a en revanche pas accédé à la demande du groupe socialiste de déployer le drapeau du Tibet sur le fronton du Palais-Bourbon. Il a invoqué le principe de neutralité des services publics qui "s'oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d'opinions politiques, religieuses ou philosophiques".

"Il y a quelques temps, le portrait d'Ingrid Betancourt avait été érigé devant l'Assemblée nationale et le règlement ne l'exigeait peut-être pas non plus", a remarqué Jean-Marc Ayrault.

M. Accoyer a informé les députés qu'il allait saisir le prochain bureau de l'Assemblée d'une "réflexion sur l'utilisation du frontispice de l'Assemblée lors des expressions nationales de cette nature". AP

# Posté le mardi 08 avril 2008 04:51

Profanation de cimétière Dimanche 6 avril 2008

Profanation de cimétière                                                                                                                                  Dimanche 6 avril 2008
La profanation de 148 tombes musulmanes, dimanche 6 avril, à l'aube, dans le cimetière militaire de Notre-Dame de Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a dénoncé un acte relevant "du racisme le plus inadmissible qui soit". La garde des sceaux, Rachida Dati, personnellement visée par des inscriptions insultantes sur des stèles, a jugé que cet "acte odieux (...) attaque les valeurs de la République".

Les tombes ont été recouvertes d'insultes à caractère raciste, nazi et islamophobe. Une tête de porc ensanglantée a été déposée sur l'une d'entre elles.

Une cinquantaine de tombes musulmanes de ce cimetière avaient déjà été profanées en avril 2007. Les auteurs, trois jeunes hommes de la mouvance skinhead, ont été condamnés à des peines de prison ferme. Lors du procès, en mai, le procureur d'Arras avait souhaité que "la sanction soit un exemple pour tous les nazillons de leur espèce".

La répétition des dégradations visant des lieux musulmans, cimetières ou mosquées, est un phénomène récent.

Pour ma par je trouve ca incompréhensible comment peut on faire ce genre de choses s'attaquer a un cimetière? Les personnes s'y trouvant on du subir et voir la cruoté du monde tout au long de leur vie alors il faut les laisser reposer en paix!

# Posté le mardi 08 avril 2008 04:45